Ces dernières semaines, quatre œuvres présentées dans l’espace public dijonnais ont été nettoyées ou restaurées. Mais quels sont les procédés employés ?
En fonctions de leurs besoins, ces œuvres sont :
- traitées à l’aide d’un biocide aux huiles essentielles appliqué sur leur surface pour lutter contre la mousse, le lichen… Un brossage complète cette opération.
- micro-sablées lorsque le traitement biocide est insuffisant et que leur encrassement est persistant. On projette alors un sable fin sous haute pression sur les parties le nécessitant.
- consolidées si des fissures sont présentes.
Zoom sur les œuvres
Paul GASQ, La Bonté, 1916
Cette statue, signée Paul Gasq, prix de Rome en 1890, a été commandée par la ville de Dijon en hommage aux époux Grangier. Ce couple légua toute sa fortune à la ville et à son hôpital pour la prise en charge des personnes âgées. En 1916, elle est installée, sur une fontaine, au centre de la place Grangier. Démontée en 1967, lors de la construction du parking, elle est réinstallée sur le site de Champmaillot en 1967 jusqu’en 1983. En 2009, elle retrouve sa place, dans ce site, lors du centenaire de l’établissement.
Cette œuvre a été nettoyée et traitée par biocide aux huiles essentielles.


ANONYME, Naïade
Cette sculpture, visible au jardin Darcy, dont la date et l’artiste ne nous sont pas parvenues représente une nymphe ou une naïade. Les nymphes sont des divinités féminines de l’Antiquité gréco-romaine, personnifiant divers aspects de la nature, souvent représentées sous les traits d’une jeune fille nue. Les naïades sont plus particulièrement des nymphes des eaux douces, des fontaines ou des ruisseaux.
Cette sculpture a subi un traitement par biocide aux huiles essentielles, un nettoyage et ses fissures ont été consolidées.
Claude-François ATTIRET, L’Air, 18ᵉ siècle
Cette statue est une représentation allégorique de l’air. Reposant sur une nuée et accompagnée d’un aigle, roi des cieux, une femme en drapé antique porte sur sa hanche droite un caméléon, dont on pensait que les couleurs changeaient sous l’effet de l’air. La sculpture, copie d’une œuvre d’Étienne le Hongre, était initialement installée dans le parc du château de Pouilly au nord de la ville. Elle a été offerte à la commune au 19ᵉ siècle. Elle a été implantée au Jardin Darcy en 1919.
Un traitement biocide aux huiles essentielles lui a été appliqué avant que l’œuvre soit nettoyée et que ses fissures soient consolidées.


Henry MARTINET, Monument à François Pompon, 1937
Ce monument est un hommage au célèbre sculpteur animalier François Pompon, né à Saulieu (Côte-d’Or) en 1855 et mort en 1933. Il s’agit d’une copie de son Ours blanc, oeuvre qu’il a présentée en 1922 au Salon d’Automne, lui assurant la reconnaissance artistique tant attendue. L’auteur de cette copie est l’un de ses élèves, Henry Martinet, à qui l’on doit aussi le médaillon représentant François Pompon en façade du socle.
Un micro-sablage a été effectué.