Restauration de la Chapelle Sainte-Croix de Jérusalem

Un peu d'histoire

 

Le site de l'hôpital général abrite deux chapelles : la première communément appelée « Grande Chapelle » présente une façade visible depuis la rue de l'hôpital. La seconde se niche au cœur d'une cour intérieure : il s'agit de la chapelle Sainte-Croix de Jérusalem.

Cette chapelle est fondée et construite en 1459 aux frais du frère Simon Albosset, sacristain de l'hôpital du Saint-Esprit dont il devient le commandeur dès l'année suivante.

 

Elle est alors située dans l'enceinte du cimetière de l'hôpital médiéval, fondé en 1204. Cette situation singulière est en accord avec sa vocation funéraire. La petite chapelle est en effet employée pour l'exposition des morts avant leur inhumation et pour la célébration de la mémoire des trépassés. Son caveau accueille en outre la sépulture de certains religieux.

Menacée lors des travaux d'agrandissement et de modernisation de l'hôpital au 17e siècle, elle est préservée, quoique dans un environnement totalement modifié. Son chevet est encastré dans le corps de bâtiments édifié face à l'Ouche. La cour qui l'englobe devient alors la cour de Jérusalem.

 

Classée au titre des monuments historiques en 1908 et aménagée comme un embryon du musée des Hospices de Dijon à la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle demeure aujourd'hui le plus ancien témoin bâti de l'hôpital médiéval.

 

 

Restauration et valorisation de la chapelle et de ses œuvres

 

Les travaux engagés par la Ville de Dijon répondent à trois objectifs :

  • restaurer le bâtiment et ses œuvres et assurer la conservation de l'ensemble,
  • proposer une scénographie et des dispositifs d'interprétation permettant d'en apprécier l'histoire et la qualité artistique,
  • mettre en place un aménagement garantissant un accès étendu à la chapelle.

 

Recrutée en mai 2018, une équipe pluridisciplinaire menée par l'architecte en chef des monuments historiques Martin Bacot, de l'agence lyonnaise Archipat, assure le suivi de l'ensemble du projet, depuis le diagnostic sanitaire du bâtiment et des œuvres jusqu'à sa livraison. La chapelle sera remise en valeur dans la cour de Jérusalem par la constitution d’un parvis. La restauration extérieure verra le rétablissement des enduits ocres rouges médiévaux, accompagnant les sculptures anciennes polychromes. À l’intérieur, l’atmosphère recueillie de la chapelle sera retrouvée par le rétablissement de badigeons ocre clair et terre de sienne selon les teintes du 15e siècle, et l’installation d’une scénographie discrète comprenant un banc qui invite le visiteur à la contemplation des œuvres d’art.

 

À l'ouverture de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, ces nouveaux aménagements offriront ainsi au public un accès de qualité à ce joyau architectural.

 

Ces travaux sont réalisés par la Ville de Dijon avec le soutien de l'Etat dans le cadre du Fonds national d'aménagement et de développement du territoire et du Fonds pour les restructurations de la défense.

  • La chapelle dans l'ancien cimetière au 15e siècle

    © Bibliothèque municipale de Dijon - MS 624

  • Simon Albosset tenant la chapelle dans ses mains

    © Dorex

  • La chapelle sous ses échafaudages... temporaires !

    © P. Maupetit