Horloge astronomique et vitrail de la création

À l’occasion du huitième centenaire de l’église Notre-Dame, l’artiste Thomas Desbrières propose une œuvre vidéo éphémère associant une horloge astronomique imaginaire à des images provenant du vitrail de la Création, visibles sur la rose du transept nord. À découvrir du 29 novembre 2020 au 15 janvier 2021 au cœur de l'église.

 

Artiste passionné de sciences, Thomas Desbrières utilise les techniques informatiques récentes pour créer de nouvelles images. Il s’intéresse aux constructions géométriques et à la complexité des motifs avec une inspiration puisant dans l’horlogerie, les mécanismes ou l’astronomie.

L'œuvre contemporaine qu'il présente, au cœur de Notre-Dame, rend hommage aux horloges astronomiques, installées dans les églises dès le Moyen Âge. Puisant son inspiration dans les détails du vitrail de la Création de l'église, il nous en révèle détails, couleurs et motifs en un spectacle renouvelé toutes les heures.

 

 

► L'approche artistique de Thomas Desbrières en quelques mots

Vous proposez une relecture de notre patrimoine par le prisme des techniques informatiques : comment est née cette nouvelle pratique artistique et quelles en sont les techniques ?

L’idée d’utiliser des machines pour créer des œuvres d’art remonte au début du XXe siècle. Mais le développement des ordinateurs dans les années 1970 a très vite permis davantage de possibilités. Il s’agit surtout d’utiliser les possibilités offertes par l’animation vidéo, les effets spéciaux comme au cinéma, et la programmation informatique, pour créer des œuvres évolutives qui peuvent se modifier au cours du temps. L’ordinateur est ici comme un outil de contrôle obéissant au plan prévu par l’artiste.

Cette approche ouvre aussi la voie à la création d’images totalement nouvelles, uniquement réalisables grâce à la puissance de calcul des ordinateurs. C’est ainsi que la technique de l’art fractal, basé sur des mathématiques, nous fait découvrir de nouvelles formes de beauté. Ce qui est passionnant, c’est de se plonger dans l’alliance entre l’art et la science.

 

D'autres monuments ou créations architecturales vous ont-ils inspirés par ailleurs et sont-ils toujours votre source d'inspiration ?

Bien sûr, il y a les images des horloges astronomiques installées dans les cathédrales de Bourges et Strasbourg. Sans oublier la figure de Big Ben. Mais pour moi, c’est plus un rêve, une machine en suspension-lévitation dans l’espace. En cela, il faut aussi regarder du côté de l’imaginaire de Jules Verne et de la science-fiction.

 

Enfin, l'église Notre-Dame est un endroit phare du centre-ville dijonnais : était-ce une évidence pour vous de lui rendre hommage. Comment avez-vous fait le choix de vous pencher sur la rose représentant le vitrail de la Création ?

Notre-Dame de Dijon est aussi un endroit phare pour moi. C’était un peu comme un refuge lorsque je faisais mes études à Dijon. Et je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer déjà des décors à installer à l’intérieur.

Le vitrail de la Création évoque naturellement le temps, un de mes thèmes de prédilection. Sa finesse, et son apparente fragilité me faisaient tout d’abord penser à une machine de verre suspendue entre ciel et terre. Je rêvais également de le voir s’animer.

 

A propos de Thomas Desbrières : senarius.fr

 

 

 

 

L'installation de Thomas Desbières Horloge astronomique et vitrail de la création  est visible, en accès libre, du 29 novembre au 15 janvier dans l'église Notre-Dame de Dijon.