Le grenadier du Lac Kir fait peau neuve - suite !

 

La restauration du Grenadier de Georges Diebolt se poursuit. Durant deux semaines, une équipe de spécialistes restaure l'emblématique soldat dijonnais pour lui rendre son éclat.

 

À l'intérieur de l'échafaudage, l'équipe de Julie Maure, restauratrice spécialisée en sculptures, s'active autour du monument. En une semaine, le plus gros du travail a déjà été réalisé. La première opération consistait à ôter les mousses et lychens incrustés dans la pierre. Un biocide, posé quelques jours auparavant, a facilité l'opération de grattage des végétaux. Puis, par sablage à basse pression, le monument est desencrassé et nettoyé. Les joints en ciment sont dégagés pour être remplacés par des joints à la chaux. Ces derniers absorbent plus facilement les mouvements même infimes des blocs de pierre.

 

Autre opération d'envergure : la réintégration du fusil. Celui-ci, sculpté par un tailleur de pierre, vient remplacer l'ancien fusil, brisé en trois morceaux. Le paquetage sera bientôt au complet... car le grenadier a réservé une surprise à l'équipe de restauration. En effet, à leur arrivée, il a été découvert que l'épaulette gauche et le bout de son petit doigt avaient disparu ! Ces deux éléments ont donc été retaillés durant cette semaine et seront réinstallés par la même occasion.

 

Rendez-vous dans quelques jours pour redécouvrir le Grenadier !

Chantier de restauration du Grenadier de Georges Diebolt

 

La statue a été nettoyée et les joints sont en attente de réintégration.

 

© Ville de Dijon / F. Jay

Chantier de restauration du Grenadier de Georges Diebolt

 

Ce greffon est en attente d'être taillé pour restituer le doigt manquant.

 

© Ville de Dijon / F. Jay

Chantier de restauration du Grenadier de Georges Diebolt

 

Le tailleur de pierre re-sculpte l'épaulette gauche du soldat.

 

© Ville de Dijon / F. Jay

Chantier de restauration du Grenadier de Georges Diebolt

 

Étrange racine ! Logée sous un bloc du socle de la statue, elle a poussé entres les interstices des joints.

 

© Ville de Dijon / F. Jay