Le grenadier du Lac Kir fait peau neuve

 

Depuis la fin du mois d'août, le grenadier du Lac Kir se cache derrière un échafaudage. Quelle est la cause de ce camouflage ? La Ville de Dijon a recruté une équipe pluri-disciplinaire de spécialistes afin d'engager un chantier de restauration de l'œuvre de Georges Diebolt. Le grenadier sera nettoyé et consolidé et son fusil, actuellement manquant, sera restitué. Retour sur l'histoire hors du commun de cet emblématique soldat dijonnais !

 

En 1856, Napoléon III inaugure un pont commémorant la victoire de l'Alma, obtenue pendant la guerre de Crimée sur l'armée russe. Le Dijonnais Georges Diebolt (1816-1861) sculpte deux des quatre statues présentes sur le pont : le Zouave et le Grenadier. En 1963, le Conseil municipal de Paris décide la reconstruction du pont. Dijon et son maire emblématique, le Chanoine Kir, réclament les deux statues mais la Ville de Paris souhaite la réinstallation du Zouave, cher au cœur des Parisiens, sur l'unique pile du nouveau Pont de l'Alma. Dijon obtient le Grenadier, sous réserve de prendre à sa charge les frais de transport et de réinstallation.

 

Son acheminement s'avère particulièrement périlleux. Un éboulement sur le Canal de Bourgogne oblige le détournement de la péniche vers le Canal du Centre. Sur place, la Base aérienne de Longvic (BA 102) apporte son soutien à l'installation de l’œuvre sur l'avenue du Premier Consul, face au nouveau Lac Kir. Son commandant déclare alors que « le déchargement sera pour l'Armée de l'Air un excellent exercice de grutage ».

La statue fut définitivement mise en place le 22 juillet 1970.

  • Le grenadier scrute le Lac Kir

  • Le grenadier scrute le Lac Kir

  • Le grenadier lors de son installation à Dijon en 1970

    © Archives municipales de la Ville de Dijon

  • Le grenadier lors de son installation à Dijon en 1970

    © Archives municipales de la Ville de Dijon